L’ingénierie tissulaire, le futur de la médecine ?

Ecrit par KapTech

3 octobre 2021

Imaginez un monde où l’on pourrait remplacer nos organes à volonté, un monde où il n’y aurait plus besoin de dons d’organes pour aider quelqu’un à vivre suite à une maladie ou un accident. Eh bien, c’est l’objectif de l’ingénierie tissulaire qui utilise les cellules du patient pour reconstruire un organe.

Pour remplacer un organe malade ou endommagé actuellement, il existe principalement 2 méthodes. La première est la transplantation et consiste à remplacer l’organe dysfonctionnel avec le même organe mais venant d’un autre être vivant. On parlera alors d’allogreffe si l’organe vient d’un être humain ou de xénogreffe si il vient d’un animal.  Cependant, le nouvel organe est considéré comme un corps étranger par le corps du patient ce qui crée un immuno-rejet. Ce rejet a pour conséquence la destruction rapide ou progressive de l’organe ce qui redemandera une nouvelle transplantation. De plus, la quantité d’organes disponibles dépend du nombre de donneurs. 

La deuxième technique est l’utilisation d’organes artificiels qui sont des dispositifs créés par l’homme pour remplacer la fonction principale de l’organe défaillant. Etant donné que ce sont des appareils/machines et donc sans éléments « vivants » (par exemple, des cellules) ils n’ont pas d’activité métabolique. Par ailleurs, les organes ayant souvent plusieurs fonctions, il est parfois difficile de les remplacer toutes.

 

Suites aux limitations respectives de la transplantation et de l’utilisation d’organes artificiels, les scientifiques ont commencé à réfléchir à comment régénérer nos propres organes. En effet, cela permettrait de ne pas causer de rejet, d’avoir des organes sur demande et enfin on pourrait avoir un organe totalement fonctionnel. Un potentiel moyen pour arriver à recréer un organe est via l’ingénierie tissulaire. Pour ce faire, les scientifiques implantent dans un biomatériau (de l’hydrogel,  des polymères, etc.), des cellules du patient avec des facteurs de croissance. Ces trois éléments dépendront de l’organe à remplacer. Ensuite, on incube cet ensemble ex-vivo (en dehors du corps) le temps que les cellules se développent dans le matériau. Une fois ceci fait, on peut enfin injecter l’ensemble dans le corps. Petit à petit le biomatériau va disparaître car les cellules vont continuer à se développer  pour laisser place à un organe totalement régénéré. Néanmoins, cette méthode, assez récente, est toujours au stade de recherche étant donné la complexité et le fait que ce soit un domaine scientifique interdisciplinaire. De plus, cela demandera de longs essais cliniques avant qu’on puisse retrouver ce genre d’organes commercialisés.

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